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sábado, 2 de noviembre de 2013

SIXO (II)

1. Xandre Rodríguez: Quels ont été tes premiers pas dans le monde du dessin? SIXO: Mes premiers pas furent chez ma grand-mère pendant les vacances, quand j'étais enfant. Elle nous gardait ma soeur et moi, il n'y avait pas beaucoup d'occupations, et vu son état de santé, c'était difficile pour elle de nous amener faire des trucs de fous. Du coup, on passait beaucoup de temps chez elle. Etant peintre, ma grand-mère m'a de suite encouragé à dessiner, j'ai donc passé une grosse partie de mes vacances à dessiner. Ça m'a tellement plu que je n'ai plus jamais arrêté.
2. XR: Comment s'est passé la transition du graffiti au dessin sur le papier? SIXO: La transition a été longue, il a fallu que j'apprenne à maîtriser la bombe, afin de pouvoir reproduire mes dessins sur mur. Finalement, l'évolution entre technique de dessin, et graffiti s'est faite parallèlement, les deux se sont influencés mutuellement. Je peux dire qu'il n'y a pas eu de transition franche, mais une évolution.
3. XR: Tu as déjà participé avec d'autres artistes urbains (Speedy Graphito, H101, Le Cyklop...) dans plusieurs expositions collectives. Comment s'est passé l'expérience et l'échange avec le public? SIXO: L'échange fut assez intéressant. Etant sorti du cadre de la rue, l'intérêt des gens est accru, leurs questions par rapport à notre travail sont plus pertinentes. Cependant, j'avoue préférer l'échange dans la rue, c'est plus direct, les gens ne prennent pas de pincettes, ils n'hésitent pas à dire s'ils n'aiment notre peinture ou autre. Pourtant, j'adore le fait de rassembler tous ces artistes urbains dans une même exposition. Ça arrive rarement. Il y a toujours une super ambiance, car on se connait tous de près ou de loin. On voit l'évolution de chacun, ça crait une sorte d'émulation artistique et humaine.
4. XR: Dans l'une de ces expositions qui été liée à l'Espace des Blancs Manteaux, tu avais dessiné sur place une oeuvre de grand format. Était-ce la première fois que tu dessinais une oeuvre de cette taille? SIXO: Non, ce n'était pas la première fois, mais il est vrai que je le fais très rarement. J'aime dessiner entre le A4 et le format raisin. Après, tout dépend de la place qui m'est allouée lors d'une exposition. Plus j'ai d'espace, plus j'en prends.
5. XR: Le noir et blanc s'impose dans la plupart de tes oeuvres. Quelles sont pour toi ses avantages? SIXO: L'avantage c'est que ça ne coûte pas cher. Peu importe le support utilisé, que ce soit sur papier, un mur ou de la peu. Le fait de n'utiliser qu'une seule couleur permet d'avoir un rapport plus rapide et instinctif avec le support, mais cette utilisation est à double tranchant. En effet, un dessin en noir et blanc implique une grosse réflexion sur les niveaux de contraste et composition. C'est une technique qui ne pardonne pas, d'autant plus quand on fait de la ligne claire. Si votre très est raté, ou que les niveaux de lumières sont mauvais, ça saute aux yeux. Il y a beaucoup moins de marche de manoeuvre qu'avec la couleur.
6. XR: Par contre, dans ton parcours on a du mal à voir de la couleur. Est-ce qu'elle t'empêche d'exprimer ce que tu veux? SIXO: Pour moi la couleur est superficielle dans mon travail. Je ne vois aucun intérêt de l'utiliser, et, quand je mets de la couleur, je n'aborde pas les mêmes sujets, et je ne dessine pas de la même manière. Donc elle ne m'empêche pas d'exprimer ce que je veux, elle me donne envie de montrer une autre chose. On me pose souvent la question: Pourquoi le noir et blanc? Généralement, je réponds: Pourquoi la couleur?




viernes, 7 de junio de 2013

Haring (III)

"(1) You are singled out in the "group" critically by art critics and/or the public. (2) This creates an interest in your works in the public and among art dealers and galleries. (3) They realize that this means they can sell the work, so they offer you exhibitions. (4) People buy the work, which enables you to work more, buy bigger/better materials and work space, and support yourself without doing un-art-related work. (5) This also means your fellow artists no longer see you as part of the "group" since now you make money, so your entire social situation changes around you. (6) You now are immediately thrust into the art "market" since people begin to buy the work. (7) Many people buy the work because it is still very inexpensive since you are still relatively unknown and your prices are fixed accordingly. (8) The more work you sell, the more demand there is by word-of-mouth by the people who are "collecting" it. Many people begin to think of you as a risky investment, but an investment nonetheless. Since the work is still inexpensive they can afford this small risk. (9) You produce even more works since you now have more time, money and a new audience and, of course, more offers for exhibitions because of the growing interest and the new "market" for this new "rising" artist. (10) As the demand increases the prices begin to go up. (11) Because you are being collected and exhibited more critics and journalists begin to write about the work. The "hype" of the art world begins to scalate. (12) Everyone feeds off this, including you. (13) Eventually the works begin to appear at auction, since the prices have risen substantially and some of these "investors" are eager to "cash in" now before a possible loss begins to set in. (14) These people who were "speculative" collectors probably don't believe in the value of the work in the first place and are eager to dump these things and make their next "risky investment" on some new "artist" they feel might be able to make them a few bucks. (15) Now the works at auction are in competition with the works you are still producing and a balance must be sustained. (16) The artist now must regulate his production to assure his ability to sustain this balance" - Keith Haring




lunes, 3 de junio de 2013

Haring (II)

Tres años después de haber acogido la fantástica retrospectiva de Jean Michel Basquiat, el parisino Musée d'Art Moderne (MaM) hace lo propio con otro de los grandes iconos generacionales de los ochenta: Keith Haring. Cumpliendo al pie de la letra con lo que reza el título de la exposición comisariada por Odile Burluraux, las 250 obras que conforman "The Political Line" tienen como objetivo involucrar de lleno al espectador con la faceta más política y militante del artista de Pennsylvania.
De hecho, basta con realizar un breve recorrido por su trayectoria para cerciorarse de su claro activismo en favor de causas tan diversas como la lucha contra el racismo y el Apartheid en África, la concienciación de los peligros que conlleva contraer el VIH y la necesidad de practicar sexo seguro, o el rechazo a la alienación que, a su juicio, provoca la religión y los medios de comunicación de masas, cuyo control atenta contra la libertad de pensamiento del individuo. Considerando Nueva York "la capital artística mundial" del momento, Keith Haring debutó en la ciudad que nunca duerme con sus famosos "subway drawings" aprovechando que, por entonces, siempre que quedaba algún espacio publicitario vacante en las marquesinas del metro, éstas se dejaban durante unos días recubiertas con papel de color negro. O lo que es lo mismo: convertidas en un improvisado lienzo sobre el que poder dibujar con una simple cera blanca. Con un trazo lo suficientemente ágil como para plasmar su mensaje en unos segundos sin acabar siendo detenido por la policía, las miles de personas que a diario cogían el metro se convirtieron durante meses en el primer público de Haring. Un público que, en poco tiempo, fue aumentando proporcionalmente a su fama, permitiéndole pasar de dibujar en el metro a volar en Concorde por el mundo entero. 
Consciente en todo momento de que sus días "estaban contados" -el virus del SIDA acabaría con su vida a los 31 años-, Keith Haring se propuso desde el principio tratar de dibujar "para el mayor número de público posible durante el mayor tiempo posible". Una hazaña lograda en apenas una década de inagotable trabajo en la que sus jeroglíficas formas recubrieron muros de hospitales infantiles, templos de la noche neoyorquina tan emblemáticos como el Paradis Garage, o directamente el cuerpo de iconos como Grace Jones en calidad de musa y obra de arte en sí misma. 
En cualquier caso, fuera cual fuera la superficie sobre la que dibujara, Haring siempre consideraba más importante la interacción entre el público que contemplaba su obra que la propia obra per se. Una sensación que describía como "ese momento en el que la pintura deja de estar en mis manos para formar parte de la libre interpretación del espectador". 
Influenciado por artistas y escritores como William Burroughs -cuyos cut-ups inspiraron muchos de sus collages-, Brion Gysin -un outsider considerado el abuelo del graffiti que le ayudó a entender su trabajo aportándole un precedente histórico-, Matisse -cómo lidiar con la relación entre dibujo y color-, George Condo -"mi pintor favorito junto a Basquiat"; "tan inspirador hace que tengas ganas de irte inmediatamente a casa y ponerte a trabajar", o Andy Warhol -"su vida y obra hicieron la mía posible"-, otra de las obsesiones que persiguió a Haring era lograr que su arte fuera universal y comprensible para todo el mundo, firmando a menudo sus obras con la imagen del famoso niño radiante, "el más claro símbolo de la pureza" que se va desvaneciendo a medida que nos vamos haciendo adultos -una idea retomada a su manera por artistas más recientes como Woodkid-. 
En este sentido, el CentQuatre complementa la retrospectiva del MaM con la instalación de una Pop Shop -originalmente ideada en 1986 con el fin de comercializar a un precio asequible todo tipo de merchandising para aquellos que no pudieran permitirse adquirir las obras expuestas en una galería- y el resto de trabajos de mayor envergadura como la descomunal "The Marriage of Heaven and Hell" (7m x 11m) o "The Ten Commandments", expuestos en una sala tan espectacular que resulta imposible no recordar una vez más lo mucho que Keith Haring merecía el reconocimiento que al fin parece estar teniendo 23 años después de su muerte.




miércoles, 4 de febrero de 2009

SpY: La calle es suya

De vez en cuando, el ciudadano curtido entre el asfalto de las grandes metrópolis descubre cómo su rutina habitual se entremezcla con efímeras obras de arte dando pie por un instante a la complicidad, la sorpresa o la reflexión. 
La calle como soporte artístico es el escenario en el que el street art -como evolución lógica del graffiti- entra en contacto con el viandante acostumbrado al sobre estímulo de impactos publicitarios que ya asimila y digiere a diario como parte natural del paisaje urbanístico. 
Es aquí donde desde mediados de los  80´, el artista madrileño SpY comenzó su reivindicación de la ciudad como un enorme lienzo lleno de posibilidades en el que primero plasmó numerosos graffitis hasta el salto definitivo a sus actuales intervenciones sobre elementos del mobiliario urbano y soportes publicitarios cuidadosamente mimetizados por el entorno.
Parte de su estilo ágil y comprometido puede verse en el Círculo de Bellas Artes de Madrid hasta el 29 de marzo, dentro de la exposición Hipótesis urbana. Investigación sobre diseño contemporáneo en la que, junto a otros proyectos similares, se pretende "lograr un acercamiento al diseño urbano por medio de la cultura visual de la ciudad y su ecosistema callejero".



lunes, 2 de febrero de 2009

El graffiti camina conmigo

El equipo de Reebok lanzará una nueva colección inspirada en el artista urbano Jean Michel Basquiat. Este neoyorquino hijo de padre haitiano y madre puertorriqueña, fue uno de los precursores durante los años 80´en llevar el graffiti de los vagones de metro a las galerías y museos de todo el mundo. Apadrinado por Andy Warhol, Basquiat en seguida se rodeó de un estimulante círculo que abarcaba iconos desde el mítico Keith Haring hasta una jovencísima Madonna -con quien pronto se le atribuyó una relación sentimental- plasmando todas las influencias de su pasado africano y su admiración por el arte pop en una ingente cantidad de obras asimiladas con entusiasmo por el stablishment de la época. Temas como el dinero, la sociedad de consumo o la muerte fueron una constante en su intensa y efímera producción artística, paralizada el 12 de agosto de 1988 al morir con 27 años de una sobredosis de heroína