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lunes, 4 de noviembre de 2013

SIXO (III)

7. XR: Pourtant, on trouve une exception dans l'une de tes rares dessins colorés où deux marins s'embrassent. Pourquoi avais-tu décidé d'y mettre de la couleur? A-telle une fonction particulière dans ce dessin? SIXO: Je pratique le tatouage depuis peu de temps. J'ai donc commencé à essayer de mettre de la couleur dans certains dessins, pour élargir mon style et ma technique. Ce dessin était un clin d'oeil au mariage gay ainsi qu'au tatouage. J'ai ressorti mes aquarelles, c'était comme faire un bon dans le temps. Je me revoyais plus jeune, je faisais uniquement de la couleur. D'ailleurs, je continue à faire des dessins au crayon de couleur, mais je ne les montre pas trop. Ça me permet de sortir de ma mono maniaquerie de noir. C'est important de varier les plaisirs, sinon on s'ennuie.
8. XR: Tes dessins montrent souvent des femmes qui semblent avoir été sorties de films des années vingt ou des icônes musicales du jazz, du rock ou du punk. Quelles sont tes références esthétiques et les artistes qui t'influencent? SIXO: Ma inspiration me vient de la période de 1929 à 1970, incluant la mode, la publicité, la musique et le cinéma de ces années là. Pour la musique, mes goûts vont du jazz de Billie Holiday aux Dead Kennedys. Le cinéma est aussi une grosse source d'inspiration. J'adore les vieux films d'horreur avec des acteurs comme Bela Lugosi ou Boris Karloff, ou bien encore les films de Fritz Lang. J'aime l'esthétique des films en noir et blanc, ils ont un charme indescriptible. Pour des inspirations picturales, elles sont très larges. J'adore la peinture de la Renaissance, avec des artistes comme Botticelli ou Jérôme Bosch, pour ne citer qu'eux. J'aime tellement de choses qu'une interview ne suffirait pas  pour en parler, mais ma inspiration première reste la bande dessinée.
9. XR: Que doit avoir une image pour qu'elle devienne finalement l'un de tes dessins? SIXO: Ce que je cherche avant tout dans les images ce sont les visages. Il faut qu'ils soient très expressifs. Les visages en disent long sur les gens. J'aime quand un visage raconte en partie la vie d'une personne. En plus, je cherche aussi la possibilité d'y insérer un part de vice. J'aime déclencher le rire de l'absurde chez le spectateur.
10. XR: Comment es-tu rentré dans le monde du tatouage? SIXO: J'ai commencé par me faire tatoué moi-même, mais, à cette époque là, je n'étais qu'un client. D'ailleurs, je pensais le rester. Le déclencheur vint d'un message Facebook avec un pote tatoueur que je ne connaissais pas encore à l'époque. Il m'avait contacté pour que je le tatoue persuadé que j'étais tatoueur. Je lui ai expliqué que je ne pouvais pas, puis il m'a répondu que le jour où je mettais à tatouer, il serait preneur. Ça m'a mis la puce à l'oreille. J'ai émis la possibilité de tatouer à des amis et là c'était parti, parce qu'il y avait vraiment une demande. Finalement, je me rends compte qu'être tatoueur aujourd'hui est dans la logique des choses. Tout mon parcours artistique et professionnel m'a mené vers cette nouvelle pratique.
11. XR: Aimerais-tu dessiner la pochette d'un disque ou celle d'un livre? SIXO: Oui, il y a un livre que j'adore, "American Gods", de Neil Gaiman. Ça raconte le combat entre les anciens dieux amenés par les premiers migrants américains et les nouveaux, tels que la télévision et le capitalisme. C'est un combat entre les anciennes et les nouvelles croyances. En plus, je suis un grand fan de super héros, et j'aime parler de la religion. Ce livre était fait pour moi! J'ai trouvé l'histoire très intéressante. Ce n'est pas  uniquement une histoire épique, le livre soulève également des questions liées à l'évolution de la religion par rapport à notre société contemporaine.
12. XR: Finalement, as-tu de nouveaux projets en perspective en plus de ta dernière exposition? SIXO: Pour l'instant j'essaie de me concentrer sur le tatouage, mais j'ai tout de même un projet d'un recueil d'illustrations sérigraphie. Je ne sais pas encore quand il sortira, l'année prochaine j'espère. Quant aux expositions, je ne court pas après, je laisse venir les propositions. Je gère ça au jour le jour.  






domingo, 24 de julio de 2011

Burned (I)

Amy Winehouse ha muerto ayer en su apartamento londinense siguiendo la misma estela maldita de leyendas caídas a los 27 como Jimi Hendrix, Janis Joplin o Jim Morrison -cuyo 40º aniversario se cumplió el pasado tres de julio-.
Las reacciones a la noticia se han dividido entre aquellos que, tras haber reducido la trayectoria de Winehouse a un simple entretenimiento de papel couché, se han apresurado a dejar clara su falta de sorpresa ante el fatal desenlace, y quienes siempre fueron conscientes de que el desgarro de sus canciones era suficientemente elocuente por sí solo. Así, mientras los primeros tratan de alargar el chisme póstumo haciéndose fans de todo aquello que huela a chiste fácil en los grupos de Facebook creados para la ocasión, sus verdaderos admiradores lloran la pérdida de la artista blanca de voz negra que con veinte años logró imponer su combinado de soul, R&B y ska en el número uno de las listas del mundo entero.
Tras la pureza jazzística de su álbum debut Frank -titulado en homenaje a Frank Sinatra-, Amy optó por ponerle voz a los autodestructivos altibajos de su propia experiencia vital creando escuela con el memorable Back to Black. El legado de grandes divas con similar obsesión por el exceso como Sarah Vaugham o Billie Holiday, unido a la inconfundible estética pin-up de las míticas The Ronettes, permanece encapsulado en cada uno de los once temas de un disco que, por otra parte, ha sabido adaptarse perfectamente a los nuevos tiempos. Además de crear su propio sello discográfico -Lioness Records-, sus inusuales referentes marcados por una infancia forjada a base de clásicos de los años cincuenta y sesenta, nos han dejado impagables versiones como "Cupid" de Sam Cooke, "To know him is to love him", escrita por Phil Spector para su grupo The Teddy Bears, o, más recientemente, el hit "It's my party" popularizada por Lesley Gore e incluida como parte del disco tributo a Quincy Jones.
Si el pasado diez de febrero de 2008 parte del famoso mercado de Candem ardía en llamas mientras Amy se hacía con cinco flamantes premios Grammy, en la tarde de ayer otro fuego se llevó el resto.

(Nota: Se aplaza el post previsto de Robert Mapplethorpe)